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picto Boiteries des bovins : Les facteurs non infectieux de boiteries

Une boiterie est une suppression ou un allègement d’appui sur un membre douloureux.. Elle se repère lorsque la vache est en mouvement, mais aussi, de manière plus facile et exhaustive, quand elle est bloquée au cornadis.

 

Un animal qui ne souffre pas des pieds tient ses membres droits et parallèles. Sa ligne de dos est horizontale. À l’inverse, un dos voussé (arrondi), des aplombs modifiés, une rotation de la patte vers l’extérieur ou des jarrets serrés sont autant de signes indicateurs de douleurs, qui doivent motiver un soin.

 

Boiteries et equilibre nutritionnel :

 

La santé du pied passe aussi par l’équilibre nutritionnel des bovins.


En effet, elle dépend en partie de la qualité de la corne du sabot, produite par une couche de l’épiderme à laquelle le derme (la couche sous-jacente de la peau) apporte des éléments nutritifs nécessaires à la fabrication de la kératine. Il est ainsi primordial que des acides aminés soufrés (cystéine et méthionine), des minéraux (dont le calcium), des oligoéléments (zinc, cuivre, manganèse, sélénium, cobalt) et des vitamines soient apportés par l’alimentation.

 

La vitamine B8 ou biotine joue ainsi un rôle essentiel dans la qualité et la robustesse de la corne. Elle est normalement produite par les bactéries du rumen (sauf en cas d’acidose) mais en trop faible quantité chez les vaches laitières hautes productrices.

L’ajout de 20 mg/jour/tête de biotine dans la ration contribue à réduire l’incidence de certaines maladies du sabot.

 

 Acidose et fourbure chronique : 

 

Un excès de glucides fermentescibles (énergie) et/ou un manque de fibres efficaces stimulant la rumination et la salivation exposent l’animal au risque d’acidose du rumen, entraînant parfois une fourbure chronique.

 

En effet, la salive contient des substances tampon stabilisant le pH ruminal. Lors d’acidose, des bactéries et des toxines peuvent traverser la paroi du rumen et atteindre la circulation sanguine. Elles engendrent alors des troubles vasculaires dans le derme du pied et provoquent une fourbure.

 

Des infections telles que les mammites ou les métrites peuvent aussi être à l’origine de fourbures, à la suite de la libération de toxines dans le sang.

 

Les signes révélateurs d’acidose sont des bouses décolorées, plus molles et contenant des grains, un appétit diminué et un poil piqué. Pour l’éviter, il convient d’apporter des fibres dans la ration et de mettre à disposition des fourrages de qualité. Il est aussi nécessaire de respecter des transitions alimentaires progressives, de distribuer les concentrés en plusieurs fois et d’utiliser du bicarbonate de sodium.

 

Boiteries et qualité des sols : 

 

Dans les stabulations, la qualité du sol des logettes et des aires d’exercice reste un élément clé de la prévention des lésions du pied.

 

L’hygiène et l’absence d’humidité conditionnent la bonne santé du sabot. Vous accorderez une attention particulière à la fréquence des raclages, à un paillage suffisant et à un curage dès que nécessaire (en pratique, quand la température, à 10 cm en dessous de la surface de la litière, dépasse 40 °C).

 

Les sols bétonnés sont courants, mais dangereux et peu confortables. Ils doivent être rainurés pour éviter les glissades. Les bétons neufs sont particulièrement abrasifs et présentent un pH basique à neutraliser avec du vinaigre (1 l pour 30 l d’eau), 10 jours avant l’arrivée des animaux.

 

Les caillebotis préviennent l’humidité, qui favorise la macération de la corne et la multiplication des bactéries. Cependant, ils diminuent encore la surface portante du pied. Des tapis de caoutchouc placés aux endroits où les vaches circulent et stationnent (auges, abreuvoirs, couloirs) améliorent, eux, beaucoup leur confort.

 

Vous l’avez compris, la santé des pieds est un bon indicateur de la santé globale de votre troupeau : à surveiller de près !

Boiteries et equilibre nutritionnel :